KATHRYN SPIRIT : TROIS MRC SE JOIGNENT À LA DÉPUTÉE DU NPD ANNE MINH-THU QUACH

SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – La députée Anne Minh-Thu Quach (Salaberry—Suroît) ainsi que les quatre MRC avoisinant l’épave Kathryn Spirit, soit Beauharnois-Salaberry, le Haut-Saint-Laurent, et Vaudreuil-Soulanges, souhaitent que le comité de travail établisse dans sa recommandation prochaine au Ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne un budget et un échéancier à court terme relié à la solution finale proposée. La Garde côtière devra fournir une liste des matières dangereuses et des polluants toujours à bord de l’épave.

« Nous saluons l’avancée des travaux du comité de travail sur le Kathryn Spirit. Nous souhaitons qu’il publie la ou les solutions proposées avec un échéancier à court terme et un budget pour résoudre cette déplorable situation dès que possible. Pendant ce temps, il nous apparait impératif que la Garde Côtière dévoile publiquement la liste des matières dangereuses et des polluants afin que la population soit au courant et que les services de sécurité puissent se préparer en conséquence », demandent les 4 MRC et la députée.

Mme Quach se bat depuis 5 ans en talonnant le gouvernement fédéral sur l’urgente nécessité d’agir car le Kathryn Spirit se trouve dans un bassin d’eau potable alimentant la grande région de Montréal. Dans ce dossier, les élus des MRC ne demeurent pas impassibles, ayant maintes fois partagé à cet égard leurs préoccupations en matière environnementale et soutenu la Ville de Beauharnois dans leurs demandes auprès des autorités compétentes afin de pouvoir régler cette problématique dans les meilleurs délais.

« Le gouvernement Trudeau s’est déjà engagé à investir des millions de dollars pour prévenir les dégâts environnementaux d’une épave similaire à Terre-Neuve. Le Kathryn Spirit dépérit d’année en année et représente toujours une menace pour la source d’eau potable d’une dizaine de municipalités. Les citoyens du pourtour du Lac Saint-Louis  doivent savoir comment l’épave sera gérée, à quel coût, dans combien de temps et s’il reste des matériaux ou des liquides polluants. C’est le devoir du gouvernement de se montrer transparent dans ce dossier », a affirmé Mme Quach.