Le gouvernement doit défendre les citoyens contre la désinformation de TransCanada dans le dossier Énergie-Est

Selon le NPD, la stratégie de la compagnie TransCanada dans le dossier Énergie-Est qui a fait l’objet d’une fuite vers le groupe environnemental Greenpeace a mis en lumière que la compagnie est prête à presque tout, même à la désinformation et à la manipulation de l’opinion publique, pour faire accepter son projet d’oléoduc.

« C’est avec une frustration justifiée que nombreux citoyens ont crié à la méprise et à l’arnaque », a déclaré le porte-parole adjoint du NPD en matière de finances, Guy Caron (Rimouski-Neigette—Témiscouata—Les Basques).

Depuis qu’il est au pouvoir, le gouvernement conservateur élimine systématiquement les forums où les citoyens peuvent exprimer leurs opinions et leurs inquiétudes au sujet des projets de transport d’hydrocarbures tels que le projet Énergie-Est.

«La pétrolière a accès à d’immenses ressources pour promouvoir son projet, alors que les citoyens, qui craignent pour leur environnement, leur communauté et pour la sécurité, n’ont pas la possibilité de se faire entendre. Ce n’est pas avec les conservateurs qu’on pourra avoir de la transparence dans l’évaluation de ce projet », a ajouté le M. Caron.

« Et pour comble, l’Office national de l’énergie n’exige même pas de faire traduire les documents avant de les rendre publics, a ajouté le porte-parole du NPD en matière de francophonie, Pierre Dionne-Labelle (Rivière-du-Nord). Est-ce qu’on peut seulement imaginer la réaction si le dossier avait été déposé uniquement en français? Nous n’avons toujours pas accès  à la documentation complète dans la langue de Molière. C’est inacceptable. »

L’enjeu du transport de l’énergie est de taille. Il en va de notre avenir économique et écologique. Maintenant, on empêche les citoyens de participer vraiment au processus. Le NPD a été clair: il ne jugera pas du projet dans son ensemble avant que tous les faits soient connus et que les impacts, dont ceux des émissions de gaz à effet de serre, soient analysés de façon transparente. Jusqu’à aujourd’hui, ce n’est pas le cas dans le dossier Énergie-Est.