Les conservateurs interrompent le débat démocratique pour une 100e fois

Les conservateurs de Stephen Harper ont atteint de nouveaux sommets en ce qui concerne le manque de responsabilité gouvernementale, en mettant soudainement fin au débat démocratique pour la 100e fois au cours de la présente législature. Ils veulent éviter de devoir expliquer leurs décisions législatives aux Canadiens et à l’opposition.

« Comme les libéraux avant eux, les conservateurs ne se gênent pas pour faire adopter à la dure leurs projets de loi bourrés de lacunes, a déclaré le leader en Chambre du NPD, Peter Julian (Burnaby – New Westminster). Ils savent que leur budget ne répond pas aux besoins prioritaires des familles de la classe moyenne, donc ils coupent court au débat. Les conservateurs ont peur de devoir s’expliquer devant les Canadiens. Heureusement, le NPD est là pour proposer des solutions concrètes et réalistes. »
                        
Les conservateurs de Stephen Harper ont imposé des limites de temps au débat démocratique plus souvent que n’importe quel autre gouvernement de l’histoire canadienne. Le Parlement s’est vu refuser le droit de débattre adéquatement du contenu de près de 60 projets de loi, qui totalisent plus de 11 000 pages. Dans ces milliers de pages se trouvaient des projets de loi adoptés à toute vapeur, que les tribunaux ont rejetés et que les conservateurs se sont obstinés à les ramener à la Chambre pour les faire adopter.

« Il fut un temps ou Stephen Harper s’indignait contre ce genre de manœuvre visant à limiter le débat démocratique, a déclaré M. Julian. C’était à l’époque où les conservateurs comme M. Harper voulaient réformer le Parlement plutôt que de le museler. Les Canadiens méritent mieux. »