SANTÉ CANADA DOIT FAIRE MIEUX: Les dangers potentiels de certains médicaments déjà sur le marché prennent deux ans à être identifiés

OTTAWA — La porte-parole adjointe de l’opposition en matière de santé, Anne Minh-Thu Quach (Beauharnois-Salaberry) estime que Santé Canada doit être beaucoup plus proactif dans le dossier de l’identification des médicaments dangereux déjà sur le marché, à la suite de la sévère critique exprimée par le vérificateur général du Canada.

Selon le rapport déposé aujourd’hui, Santé Canada prend parfois jusqu’à deux ans pour évaluer les problèmes liés à des médicaments représentant un danger pour la santé et encore plus de temps pour informer les professionnels de la santé et la population des risques potentiels. Le NPD voudrait plutôt que ces données soient dévoilées aux médecins au fur et à mesure, pour que ceux-ci ne prescrivent pas un médicament à risque aux patients pendant deux ans.

«Les gens ont raison d’être inquiets et de s’interroger sur la sécurité des médicaments en circulation, insiste la députée néodémocrate. Je crois qu’ils ont droit de s’attendre à un processus plus efficace et plus transparent de la part de ce gouvernement : en matière de santé, on ne peut feindre l’ignorance.»

De plus, les conservateurs ferment les yeux sur des informations provenant de l’étranger concernant les effets indésirables de certains médicaments. Le Canada étant relativement peu peuplé, il est plus difficile d’avoir suffisamment de cas pour se prononcer adéquatement sur les dangers d’un médicament.  Il est donc essentiel que l’on jette un coup d’oeil sur ce qui se passe ailleurs.

«Ce gouvernement agit comme si le Canada pouvait se permettre de faire cavalier seul, reproche la députée du NPD. Or nos partenaires internationaux sont confrontés aux mêmes défis et peuvent donc nous être très utiles».