SE SOIGNER, MAIS À QUEL PRIX

Se soigner, mais à quel prix? Quand les grandes corporations passent devant les gens et la politique sociale

 

M.X et Mme.Y sont mariés depuis 33 ans. Mme.Y souffre de diabète, de haute pression et de gastro paralysie et prend 10 médicaments par jour. Elle est anémique au dernier degré depuis sa naissance et doit être hospitalisée régulièrement. Elle est aussi allergique à de nombreux médicaments et chaque nouveau traitement doit être essayé en milieu hospitalier pour prévenir une réaction.

 

M.X quant à lui prend 8 médicaments par jour pour son diabète, sa haute pression, son cholestérol et ses problèmes cardiaques. Le couple paie 1400$ par an pour le programme obligatoire d’assurances-médicaments du Québec, grâce auquel ils déboursent seulement 32% du coût de leurs médicaments. Malgré cela, la facture mensuelle de base à la pharmacie pour ce couple s’élève à 180$ et leur grande crainte est de devoir commencer à prendre de l’insuline pour leur diabète. Selon le site web diabetescarecommunity.ca, les coûts de l’insuline varient entre 5,000$ et 15,000$ par personne par année au Canada[1].

 

M.X a 67 ans et Mme.Y 69 ans. Ils vivent de leur pension et d’un petit montant de la RRQ. Ils habitent dans une résidence pour les personnes âgées et leur loyer s’élève à environ 1400$ par mois. Ils disent vivre dans l’incertitude, le stress et l’angoisse. « On survit, on ne vit pas » dit madame. Ils n’ont pas les moyens de visiter leurs petits-enfants.

 

Ils ne sont pas seuls. Presque 2 millions de Canadiens n’ont pas les moyens d’acheter les médicaments prescrits par leur médecin. La tranche de population la plus touchée par ce problème ce sont les aînés qui doivent parfois choisir entre manger et payer leurs médicaments. Parallèlement, les compagnies pharmaceutiques engrangent des profits exorbitants.

 

C’est le 23 avril dernier que M.X et Mme.Y ont rencontré leur députée fédérale Mme Anne Minh-Thu Quach lorsqu’elle est allée visiter le centre où le couple demeure. M.X a parlé à Mme Quach de ses difficultés financières et Mme Quach a invité le couple à son bureau où ils ont rencontré son adjoint Glen Cyr pour parler du supplément de revenu garanti, une aide financière fédérale.

 

Dans un délai d’une semaine, M.Cyr a réussi à obtenir ce supplément pour le couple, avec un paiement rétroactif d’un an. Comme beaucoup de personnes, ils ne savaient pas qu’ils y avaient droit. Il est très difficile de joindre Service Canada pour obtenir des informations et de plus, le temps d’attente pour l’évaluation d’un dossier peut prendre jusqu’à 8 mois. Rendus là, le couple n’aurait plus été éligible pour recevoir un paiement rétroactif.

 

Le couple recevra 400$ par mois de plus avec ce revenu supplémentaire. Tant qu’ils ne prennent pas d’insuline, ce montant va « nous permettre à respirer », disent-ils.

 

Mme Quach déplore le fait que le gouvernement libéral du Canada ait rejeté une proposition faite par le NPD en avril 2019 qui demandait l’instauration d’un régime d’assurances-médicaments universelle et publique au pays. Un tel régime aurait permis à M.X et Mme.Y de n’avoir besoin que de leur carte d’assurance-maladie et non pas leur carte de crédit pour avoir accès à leurs médicaments à la pharmacie, qu’ils prennent de l’insuline ou non. Ce programme donnerait un grand pouvoir d’achat au gouvernement du Canada et enlèverait le contrôle du prix des médicaments des compagnies pharmaceutiques. Le programme viendrait complémenter le régime d’assurances-médicaments au Québec et économiserait entre 1 et 3 milliards de dollars à la province. Les Québécois.es détenant une assurance privée réaliserait en moyenne une économie de 550$ par année et les employeurs de près de 600$ par année par employé avec avantages sociaux.

 

Mais le gouvernement de Justin Trudeau a cédé devant les lobbyistes. Pour Mme Quach c’est désolant : « notre plan sauverait 4,2 milliards$ à tout le Canada. Les employeurs, les Canadiens et les gouvernements épargneraient. Nous préférons que ces économies aillent dans les poches des Canadiens plutôt que dans les poches des riches compagnies pharmaceutiques et d’assurances. Il est inacceptable que les personnes âgées au Canada doivent s’endetter pour prendre leurs médicaments et les choix du gouvernement font la preuve que leurs priorités ne sont pas à la bonne place ».

 

« De plus, le gouvernement n’a pas tenu une promesse faite il y a deux ans de changer le système de brevetage et de faire baisser le prix des médicaments de 12.6$ milliards sur 10 ans. Ce plan devait démarrer le 1er janvier 2019 mais il a été reporté indéfiniment en raison des concessions faites dans l’Accord Canada-États-Unis-Mexique » ajoute-t-elle.

 

Pour plus d’informations sur le supplément de revenu garanti, rendez-vous au lien suivant

 

https://www.canada.ca/fr/services/prestations/pensionspubliques/rpc/securite-vieillesse/supplement-revenu-garanti/admissibilite.html

 

 

 

Ou contactez M.Glen Cyr au bureau de la députée fédérale Anne Minh-Thu Quach : 450-371-0644

 

 

 

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Pour plus d’information, contactez : Katherine Massam, Adjointe aux relations communautaires

 

Députée Anne Minh-Thu Quach Salaberry-Suroît MP

 

(Téléphone) 450-371-0644 | (Cell) 450-288-2859